République du Burundi
Site d'information sur le covid-19

Kevin MASABO

Etudiant
Bujumbura, Ntahangwa

Agé de 29 ans, il a été testé positif de la Covid-19 après un bref séjour dans l’un des villes de Chine, Kevin qui est un étudiant du baccalauréat.

Hospitalisé du 28 octobre au 17 novembre 2021, il est sorti guéri de la maladie, mais reste encore en traitement étant suivi par les médecins.
 Il a accepté de raconter son expérience de cette pathologie qui provoque une grande vague de panique à travers le monde :

« A un moment donné, on a constaté que j’avais de la fièvre et que je ressentais aussi de la fatigue. Il m’a alors été demandé d’aller à l’hôpital à pieds de peur de contaminer d’autres gens dans le transport en commun. On a continué néanmoins de contrôler mon état de santé et on s’est rendu compte que même trois jours après mon passage à l’hôpital, il ne s’améliorait toujours pas et ma température était toujours à 38,9°C. Le médecin qui contrôlait ma santé m’a alors demandé de repartir à l’hôpital le lendemain matin. Mais, j’y suis allé dans l’après-midi. Là, après les examens, ils ont appelé mon tuteur pour lui dire que j’allais rester à l’hôpital, sans toutefois donner la moindre explication.
J’étais très surpris parce que je me sentais beaucoup mieux ce jour-là. Entre temps, ma température avait baissé pour se situer à 37,4°C et je ne ressentais plus de fatigue. Ils m’ont mis dans une salle et m’ont expliqué que je ne pouvais pas sortir. Mais, je dois avouer que j’avais très peur au vu de la combinaison des infirmières. 
 
 J’ai commencé à ressentir une toux très forte et répétitive pendant deux jours, il y avait de légères traces de sang dans ma salive, j’avais le rhume, de la fatigue, de la diarrhée, de la fatigue et un manque d’appétit. Et puis, quelques petites maladies que j’avais avant et qui avaient disparu depuis un certain temps ont refait leur apparition.

Je voudrais juste dire que l’implication de tous est nécessaire dans la lutte contre cette maladie. Il ne faut pas penser que ça n’engage que le gouvernement. Et j’ai peur que cette maladie soit une catastrophe si elle se propage Au Burundi. Car, je ne suis pas sûr que nous ayons dans notre pays beaucoup des équipements et tout le dispositif sanitaire que j’ai vu pendant mon séjour à l’hôpital. Alors protégeons- nous les uns des autres.


 

Athanase MUHETO

Retraité
Bujumbura, Muha

Le souffle n'est pas complètement revenu. La fatigue, elle, n'est jamais loin. Mais MUHETO A, renoue avec ses plaisirs simples comme faire un sport.
Ce retraité de 61 ans a frôlé la mort en novembre dernier en contractant la Covid-19. Son état s'aggravant, le 12 novembre, tout s'accélère. Il est hospitalisé en réanimation. Des jours sombres qui, pour certains se sont effacés, de sa mémoire. 

« Quand j’étais en réanimation, j’entendais des voix : un docteur, une femme qui me disait ''on va tout faire pour vous sauver'', une voix masculine plus jeune qui me disait sensiblement la même chose et dans la période la plus noire, on m’a dit qu’ils avaient appelé ma femme pour venir me voir. Je pensais que je n’allais pas survivre. », se souvient MUHETO A, très ému.

Cette maladie l'a changé. « Je profite un peu plus de la vie. J’étais quelqu’un qui était toujours dans la projection. Maintenant que j’ai vécu cette épreuve difficile, je suis beaucoup plus relax. C’est une des choses que j’ai apprises, profiter du moment présent. »

Il ajoute : « ça me rend furieux quand je lis des commentaires du style "non je ne veux pas porter le masque car je ne suis pas un mouton". Il faut comprendre que c’est avant tout de l’humain qu’il y a derrière tout cela. Il y a des malades, de la famille, des amis qui vivent très mal la situation ».

Il affirme que le covid-19 est une maladie curative lorsqu’on suit bien les conseils et les traitement .
 

Marthe Nahayo

infirmière
Bujumbura, Mutimbuzi

Contaminé par le variant delta du covid-19, moi, une femme de 59 ans, originaire de Bujumbura commune Mutimbuzi, j’avais la sensation de me noyer. Cette sensation de mourir étouffé ça me rappelle trop le noyage de mon cousin dans le lac Tanganyika.

Je n’avais plus de souffle, je m’étouffais. Je me suis rendu à l’hôpital militaire de kamenge, tout me fatiguait, j’ai dormi avec l’angoisse de ne plus pouvoir respirer. Mais après une période d’hospitalisation dans le service de réanimation et de traitement, je me suis libérée du covid-19 étant encore vivant.

 Sortant vainqueur dans la guerre, je décidai de prendre distance pour me protéger et protéger les autres mais aussi de me laver souvent les mains et porter le masque convenablement. Nous avons tous un rôle à jouer dans ce combat et c’est ensemble que nous y réussirons.

Louis Marie Ndayikeje

commerçant
Ngozi, Gashikanwa

De la province Ngozi, commune Gashikanwa, j’ai 49 ans. J’ai ressenti les premiers symptômes le 17 mars quand je suis rentré du travail, j’avais de la fièvre et je toussais. Ma femme m’avais dit qu’il fallait faire un test du covid-19 je lui ai dit que je ne pouvais pas être touché par ce virus. Je pensais que c’est la maladie des vieux et des enfants. J’ai commencé me sentir mal dans la respiration un instant je me suis retrouvé à l’hôpital dans la réanimation. Sérieusement, j’ai constaté que la maladie s’aggravait de temps en temps. Le médecin m’a fait un test du covid-19 et j’ai été testé positif et ma femme et mes enfants. Ma maison était devenue un lieu de confinement.

Après plusieurs jours, le médecin nous a dit que nous étions en phase de guérison, ce qui nous a permis d’être un peu sereins pour la suite. Par la volonté de Dieu nous avions tous sortis guéris du covid-19 sans perdre personne dans ma famille.

 

Ghladis Ntihemuka

Etudiante
Bururi, Mugamba

 

Native de Bururi, commune Mugamba, j’ai 24 ans. Le mois dernier j’avais été testée positif au corona virus. L’expérience était particulière parce que je vivais seule à domicile. Tout a démarré par une grosse toux sèche qui a tout changé. J’ai d’abord eu des symptômes, et après j’ai vu le médecin qui m’a prescrit le test qui s’est révélé positif. Subitement, je me suis mis à tousser avec une sensation d’étouffement. Je n’ai pas eu des maux de tête, ni perdu l’odorat ou l’appétit, pas de douleur mais j’avais de la fatigue. C’est généralement la grosse toux. Je n’avais pas peur car dès que j’ai commencé à tousser, j’ai démarré mon traitement.

Ma seule inquiétude était de ne pas disposer d’oxymètre pour mesurer le taux d’oxygénation de mon sang. Les médecins disaient qu’on pouvait avoir l’hypoxie c’est-à-dire avoir moins d’oxygène dans le sang sans le sentir et après ça s’aggrave et c ‘est là qu’on a du mal à respirer. Et que les gens meurent étouffés. J’ai fini par retrouver un bon rétablissement car j’ai suivi les conseils des médecins ainsi que le confinement pour ne pas contaminer les autres gens.

 

Bertin Mugisha

commerçant
Rumonge, Bugarama

J’ai 28 ans, provenant de la province Rumonge, commune Bugarama. A un moment donné, on a constaté que j’avais de la fièvre et que je ressentais aussi de la fatigue. On m’a alors suggéré d’aller à l’hôpital au taxi vélo sous peur de contaminer les autres gens dans le transport en commun. C’était l’un des moments les plus pénibles pour moi. Je me disais que j’aillais à la mort. Mais je restais très positif en me disant que je serai le mourant le plus heureux qu’on ait jamais vus.

 C’est ainsi que je chantais et dansais à l’hôpital si bien que représentais un objet de curiosité pour les autres patients du covid-19. Mais après les analyses les médecins m’ont dit que je n’avais pas le virus. Ils m’ont dit que je n’avais que la grippe d’autant plus que nous sommes dans la saison de pluie. Moi j’avais pensé que c’était la crise d’asthme. On a continué de contrôler mon état de santé, mais on s’est rendu compte que même après trois jours d’hospitalisation, ma santé ne s’améliorait toujours pas et ma température était à 38.9°c

Ils ont décidé de m’envoyer à l’INSP pour faire un test du covid-19 et par la suite j’ai été testé positif. Ça m’a donné l’impression que je souffrais d’une maladie trop grave. J’ai dû lire pour le résultat du scanner qu’ils avaient effectué pour réaliser que mes poumons étaient sérieusement infectés.  C’est après cinq jours de traitement que j’ai retrouvé ma bonne santé car mon état s’améliorait très rapidement puisque je n’avais pas de mal à respirer et je ne toussais pas.

 

Estella Irankunda

Etudiante
Kirundo, Kirundo

 

 

Originaire de la province kirundo, en commune Kirundo, j’ai 27 ans et j’ai été testée positive en août,2021. Quand j’ai constaté que je suis positive au virus j’avais l’impression que j’allais mourir comme les gens disaient. J’avais des symptômes les plus fréquents comme la toux sèche, la fièvre, la fatigue, …

Sans aucun antécédent je n’aurais pas imaginé que je peux contracter la covid-19 étant encore jeune. Testée positive, j’avais commencé le traitement, et très vite je me suis rendu compte que je n‘avais pas de détresse respiratoire. Je sais que les symptômes peuvent survenir quelques jours plus tard mais plus les jours passaient, je me rendais compte que la toux n’était pas mon souci principal. J’avais surtout très mal à la tête. Quelques jours après je me suis détaché du covid-19 grâce au traitement et au confinement ainsi que les conseils des médecins.

 

Bosco Ntirampeba

Eleveur
Mwaro, Kayokwe

 

Je suis Bosco de 48 ans, natif de Mwaro, commune Kayokwe. J’ai eu des douleurs musculaires un peu plus intenses que lorsqu’on souffre de la malaria, une toux sèche, le nez bouché, la perte d’appétit et l’hyper transpiration. L’absence de fièvre m’a poussé à croire que ce n’était pas du covid-19. Puis vient la perte de l’odorat, c’est alors que je vais me rendre à l’hôpital roi Khaled pour faire un test du covid-19. J’ai été confirmé positif le 20 janvier.

Pendant que j’étais malade et que je n’avais pas encore fait ce test, je continuais à voir mes amis, certains d’entre eux étaient testés positifs à la covid-19 quelques temps après. J’ai été obligé de me confiner et de suivre le traitement jusqu’au jour du rétablissement. Le traitement a pris environ trois semaines, je n’ai pas été hospitalisé mais j’ai gardé le contact avec le médecin qui m’a consulté.

Par après j’ai eu la chance de ne pas développer une forme plus sévère de la covid-19. La guérison était progressive, la toux a peu résisté, la fatigue aussi. Mais c’est à la fin du mois que j’ai été déclaré guéri.

 

Jacques Miburo

Homme d'affaires
Gitega, Makebuko

 

Je suis MIBURO de Makebuko, province Gitega, j’ai connu le corona virus le même jour où j’ai été testé positif. J’avais souvent entendu parler de la pandémie mais je n’arrivais à croire qu’ici au Burundi il pouvait y avoir cette pandémie. Mon test a été positif, preuve que la pandémie était bel et bien là.

Dès ce jour j’ai démarré mon traitement mais dans un état de désespoir car je pensais que je ne pouvais pas être guéri complètement ; je comparais ce virus au VIH Sida car je n’avais pas assez de renseignements sur ce virus.

Confiné, je me suis concentré sur l’internet pour m’informer et après j’ai commencé à me rétablir et à retrouver l’espoir. En continuant le traitement, après deux semaines je me suis détaché du covid-19.

 

Claude Irakoze

Homme d'affaires
Bubanza, Gihanga

58 ans, je pensais que c’est encore peu jeune pour mourir. Je suis J Claude, provenant de la province Bubanza, en commune Gihanga dirigeant d’une entreprise de bâtiment. Avant j’avais été testé positif au corona virus, mais aujourd’hui je me sens de mieux en mieux. Mais il peut arriver sans même faire l’effort d’avoir du mal à respirer.

Avant j’ai perdu l’espoir de vivre, car avec mon âge tout le monde m’avait dit que je n’avais pas la chance d’être libéré du corona virus. C’était le combat dur mais j’arrivais à survivre en suivant les conseils d’un médecin et les règles barrières.

 

Mila Mutoni

Infirmière
Bujumbura, Muha

 

J’ai 30 ans, infirmière originaire de la province Bujumbura, commune Muha. Maladie, précarité, deuil, … la covid-19 a basculé ma vie, je n’étais pas sûr d’être vivant encore une fois. Un an après les débuts de la pandémie j’ai perdu un petit bout de soi : ma vie sociale, ma santé, mon emploi, un être aimé, …parfois même le goût de vivre jusqu’ au jour où je suis arrivée à comprendre que la covid-19 est un virus comme les autres, qu’il faut garder l’espoir de vivre, faire un traitement et encore suivre les conseils d’un médecin. Après avoir suivi les conseils du médecin et les traitements j’ai retrouvé la chance de continuer à vivre.

 

 

Michel Karenzo

Sans
Bujumbura, Ntahangwa

Je suis Michel, j’ai 36 ans, natif de Bujumbura en commune Ntahangwa ; j’ai été testé positif de la covid-19, un certain vendredi, il y a 2 mois, j’ai commencé à ne pas me sentir très bien à partir de 18h. Des violentes douleurs à la tête, peu de fièvre, un état de fatigue générale. J’ai consulté mon généraliste au kira hospital, lundi matin et par la chance, je n’avais croisé personne entre temps. Le médecin m’a fait un examen classique sans que ni l’un ni l’autre ne prenne de précautions particulières. Je ne sais pas combien de personnes qu’il a vu ensuite après moi en consultation, des personnes qu’il a potentiellement contaminées et qui n’auront peut-être pas une réaction aussi bénigne que moi. Il m’a dit que j’avais un état grippal, que je n’étais pas le seul en ce moment et il m’a prescrit du paracétamol et du sirop pour ma légère toux et aussi des vitamines pour remonter la pente.

Mardi soir, un collègue m’a appris qu’une autre collègue avait été testée positive au corona virus. Mercredi je me suis dirigé vers l’INSP pour effectuer le test covid-19. En mettant une tige dans la narine qui n’est pas très agréable j’ai été teste positif. A partir de ce moment-là j’ai commencé l’isolement avec des traitements. J’ai prévenu ma famille pour lui dire que je suis en confinement pour que tout le monde sache que le virus circule dans les différents endroits sans même faire du bruit.

Après deux semaines j’ai retrouvé un bon rétablissement sans faire contaminer les autres parce que j’ai suivi les règles de protection contre la covid-19.