République du Burundi
Site d'information sur le covid-19

Maladie à coronavirus 2019 (covid-19) : vaccins

Oui et plusieurs vaccins sont actuellement utilisés au Burundi, comme le Johnson & Johnson et le Sinopharm.

Étant donné que les vaccins anti-COVID-19 n’ont été mis au point qu’au cours des derniers mois, il est trop tôt pour déterminer la durée de la protection qu’ils confèrent. Des travaux de recherche sont en cours pour répondre à cette question. Cependant, il est encourageant de constater que, d’après les données disponibles, la plupart des personnes qui guérissent de la COVID-19 développement une immunité qui offre au moins une certaine période de protection contre la réinfection — bien que nous ne sachions pas encore à quel point cette protection est forte et combien de temps elle dure.

L’impact des vaccins anti-COVID-19 sur la pandémie dépendra de plusieurs facteurs, notamment l’efficacité des vaccins, la rapidité avec laquelle ils sont approuvés, fabriqués et mis à disposition, l’émergence possible d’autres variant et le nombre de personnes qui se feront vacciner. Si les essais ont montré que plusieurs vaccins anti-COVID-19 ont une efficacité élevée, ces vaccins, comme tous les autres vaccins, ne seront pas efficaces à 100 %. L’OMS s’efforce de veiller à ce que tous les vaccins approuvés soient le plus efficaces possible afin qu’ils aient un impact maximal sur la pandémie.

À l’heure actuelle, il n’existe aucune preuve que d’autres vaccins, à l’exception de ceux spécialement conçus pour le SARS-CoV-2, protègeront contre la COVID-19. Cependant, les scientifiques tentent de déterminer si certains vaccins existants – comme le vaccin préparé à partir du bacille Calmette-Guérin (BCG), qui est utilisé pour prévenir la tuberculose – sont également efficaces contre la COVID-19. L’OMS évaluera les données factuelles tirées de ces études quand elles seront disponibles.

Les vaccins anti-COVID-19 confèrent une protection contre la maladie en déclenchant une réponse immunitaire contre le SARS-CoV-2. L’immunité acquise grâce à la vaccination réduit le risque de développer la maladie et ses conséquences. Cette immunité vous aide à combattre le virus si vous y êtes exposé. Se faire vacciner peut également protéger les personnes autour de vous, car si vous êtes protégé contre l’infection et la maladie, vous êtes moins susceptible d’infecter quelqu’un d’autre. C’est particulièrement important pour protéger les personnes les plus à risque de développer une forme sévère de COVID-19, tels que les soignants, les personnes âgées et les personnes atteintes d’autres maladies.

Les vaccins contre la COVID-19 sont sans danger pour la plupart des personnes âgées de 18 ans et plus, y compris celles qui ont des pathologies préexistantes de toute nature, notamment des affections auto-immunes. Parmi les problèmes de sante concernés figurent l’hypertension, le diabète, l’asthme, les maladies pulmonaires, hépatiques et rénales, ainsi que les Si les stocks sont limités dans votre région, discutez de votre situation avec votre prestataire de soins de santé dans les cas suivants :
  • Votre système immunitaire est affaibli ;
  • Vous êtes enceinte ou vous allaitez votre enfant ;
  • Vous avez des antécédents d’allergies graves, en particulier à un vaccin (ou à l’un de ses ingrédients) ;
  • Vous êtes particulièrement fragile.

La vaccination vous protège contre les formes graves de la COVID-19 et les décès qui lui sont imputables. Pendant les quatorze jours qui suivent la vaccination, la protection n’est guère significative, mais elle se renforce progressivement par la suite. Dans le cas d’un vaccin unidose, l’immunité intervient généralement deux semaines après la vaccination. Pour les vaccins à deux doses, celles-ci sont nécessaires pour obtenir le plus haut niveau d’immunité possible.
  • Même si un vaccin contre la COVID-19 vous protège contre les formes graves et létales de la maladie, nous ne savons toujours pas dans quelle mesure il vous prémunit d’une infection et vous empêche de transmettre le virus à d’autres personnes. Pour contribuer à la protection des autres personnes, continuez de rester à au moins un mètre de distance d’elles, toussez ou éternuez dans votre coude, n ettoyez-vous fréquemment les mains et portez un masque, en particulier dans des espaces clos, bondés ou mal ventilés. Suivez toujours les conseils des autorités locales en fonction de la situation et du risque à l’endroit où vous vivez.

Dans certains pays, des essais cliniques sont menés pour savoir si vous pouvez avoir une première dose d’un vaccin et une deuxième d’un vaccin différent. Il n’y a pas encore assez de données pour recommander ce type d’association.

Non, le vaccin COVID-19 n’entraînera pas de résultat positif à un test PCR ou antigénique de dépistage de la COVID-19 réalisé en laboratoire. En effet, ces tests permettent de vérifier la présence de la forme évolutive de la maladie et non si une personne est immunisée ou non. Toutefois, étant donné que le vaccin anti-COVID-19 entraîne une réponse immunitaire, il se peut que les résultats soient positifs dans le cadre d’une recherche d’anticorps (test sérologique), qui mesure l’immunité d’une personne à l’égard de la COVID-19.

Même si vous avez déjà eu la COVID-19, il est préférable de se faire vacciner quand l’occasion se présente. La protection obtenue après avoir contracté la COVID-19 varie fortement d’une personne à l’autre. L’immunité induite par la vaccination après avoir eu une infection naturelle est toujours très forte. Se faire vacciner même si vous avez eu la COVID-19 signifie que vous êtes davantage susceptible d’être protégé plus longtemps

Les vaccins sont généralement testés d’abord chez les adultes et après seulement chez les enfants, lorsque leur innocuité a été prouvée chez les adultes, car chez l’enfant le développement et la croissance ne sont pas terminés. La COVID-19 se manifeste aussi de façon plus grave et plus dangereuse chez les personnes âgées. Maintenant que les vaccins ont été jugés sûrs chez l’adulte, ils sont à l’étude chez l’enfant. Le Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) de l’OMS sur la vaccination a conclu que le vaccin de Pfizer/BioNTech peut être utilisé chez les sujets âgés de 12 ans et plus. Ce vaccin peut être proposé aux enfants âgés de 12 à 15 ans qui présentent un risque élevé, aux côtés d’autres groupes pour lesquels la vaccination est prioritaire. Des essais de vaccins sont en cours chez l’enfant et l’OMS mettra à jour ses recommandations lorsque des données factuelles ou la situation épidémiologique justifieront un changement de politique. Bien que l’approvisionnement en vaccins soit limité, il est actuellement prioritaire de vacciner les personnes pour lesquelles le risque de contracter une forme grave de la maladie grave est élevé, et qui n’ont toujours pas été vaccinées dans de nombreuses régions du monde : les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques et les soignants. Chez la plupart des enfants, le risque de contracter une forme grave de la COVID-19 est faible et la vaccination vise principalement à réduire la transmission, ce qui est également possible en appliquant des mesures de santé publique, notamment en gardant les distances, en se lavant fréquemment les mains, en toussant et en éternuant dans le pli du coude, en portant le masque, selon l’âge, et en évitant les foules et les espaces clos et mal ventilés.

Les vaccins contre la COVID-19 devraient fournir au moins une certaine protection contre les nouveaux variants du virus et ils préviennent efficacement les formes graves de la maladie et les décès. Cela s’explique par le fait que ces vaccins suscitent une réponse immunitaire de grande ampleur et qu’une évolution ou une mutation du virus ne devrait pas complètement leur faire perdre leur efficacité. Si ces vaccins perdaient en efficacité contre un ou plusieurs variants, il serait possible d’en modifier la composition afin qu’ils confèrent une protection contre ces variants. La collecte et l’analyse de données se poursuivent à propos des nouveaux variants du virus responsable de la COVID-19. En attendant d’en savoir plus, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour interrompre la propagation du virus afin d’éviter les mutations susceptibles de réduire l’efficacité des vaccins existants. Cela signifie qu’il faut garder une distance d’au moins 1 mètre entre les personnes, tousser ou éternuer dans son coude, se laver les mains fréquemment, porter un masque et éviter les pièces mal ventilées ou ouvrir une fenêtre.

Il n’existe pas d’interaction connue entre les antibiotiques et les vaccins contre la COVID-19, ni d’effets connus des uns sur les autres. Si un professionnel de santé vous prescrit des antibiotiques avant ou après la vaccination, vous devez prendre le traitement complet sans hésiter. Toutefois, si votre température est supérieure à 38,5 °C au moment de votre rendez-vous de vaccination, vous devriez reporter votre rendez-vous jusqu’au moment où vous vous sentirez mieux.

Il n’existe aucun élément probant attestant que l’innocuité ou l’efficacité des vaccins contre la COVID-19 est affectée par ce que vous pouvez manger ou boire avant ou après avoir été vacciné, quel que soit cet aliment ou cette boisson, y compris l’alcool. Toutefois, boire de l’alcool peut, par ses effets, venir s’ajouter aux effets indésirables légers à modérés que vous pouvez ressentir après la vaccination, tels que des maux de tête et de la fatigue. De ce fait, il est préférable d’éviter de boire jusqu’à ce que les effets indésirables consécutifs à la vaccination se soient estompés. Même si les vaccins contre la COVID-19 sont très efficaces pour prévenir la forme grave de la maladie et le décès, il reste possible d’être infecté après avoir été vacciné. Continuez à vous protéger et à protéger les autres en continuant à maintenir une distance avec les autres, à porter un masque bien ajusté couvrant votre nez et votre bouche, à vous laver les mains fréquemment, à rester à la maison si vous ne vous sentez pas bien, à tousser et à éternuer dans votre coude et à maintenir une bonne ventilation dans les espaces intérieurs. Boire de l’alcool peut vous conduire à être moins attentif au respect de ces comportements et par conséquent vous mettre vous-même et les autres en danger.
Veuillez ne pas oublier que boire de l’alcool peut augmenter votre risque d’avoir d’autres problèmes de santé.

Nous sommes encore en plein processus d’apprentissage pour connaître la durée de l’immunité face à la COVID-19 induite par une infection naturelle ou par la vaccination. Nous commençons désormais à voir s’accumuler des éléments tangibles montrant que l’immunité acquise après avoir contracté la COVID-19 peut être forte. Cependant, le type d’immunité induite par l’infection varie d’une personne à l’autre, ce qui la rend moins prévisible que l’immunité post-vaccinale. Les scientifiques déploient des efforts considérables pour mieux comprendre ce mécanisme. Ce que nous savons, c’est que la COVID-19 est une maladie potentiellement mortelle susceptible d’avoir des conséquences à long terme.
Nous savons également que les vaccins contre la COVID-19 autorisés par l’OMS ont été administrés en toute sécurité à des milliards de personnes. Il est beaucoup plus sûr de se faire vacciner que de prendre le risque de contracter la COVID-19. Faites-vous vacciner dès que votre tour arrive et continuez à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour vous protéger et protéger les autres.
L’OMS continue de mettre à jour ses orientations et ses recommandations à mesure que s’accumulent nos connaissances de la COVID-19 et de l’immunité.